jeudi 2 juillet 2009

T-shirt, mon amour !

À l'âge de 18 ans, de fis une formation en sérigraphie artisanale suite à mes nombreux échecs scolaires. Ces six mois passés entre les textiles et la peinture me rendirent confiance en moi et en ma capacité à faire quelque chose de ma vie et de mes doigts, car mes formateurs se montrèrent particulièrement enthousiastes quant à mes créations.

J'imagine que ma passion des t-shirts imprimés remonte à cette époque.

Quelques années plus tard, je prêtais ma voix à un duo électro-pop parisien qui avait vaguement entamé des démarches auprès de différentes maisons de disques. C'est ainsi que l'un des deux compères m'offrit un jour un joli t-shirt du label Source, ainsi que deux petits hauts à l'effigie de ses groupes. Ces projets musicaux reposent aujourd'hui en paix, mais je porte toujours les t-shirts avec plaisir.
Ensuite, ce furent des imprimés ESL Music et The Luminaire, ainsi qu'un joli haut aux couleurs de l'équipe de foot portugaise à l'occasion du Mondial 2004 (ben oui, j'aime le foot, mais seulement quand ce sont les Portugais !). Encore des cadeaux. Encore des reliques.

Depuis, c'est moi qui m'offre de beaux imprimés au hasard de mes rares virées shopping. Et je dois dire que mon récent séjour à Londres faillit bien me coûter les yeux de la tête : vous n'imaginez pas le nombre de boutiques spécialisées et d'artisans en création textile ! Avec, toujours, cet humour très british – pour ne pas dire de mauvais goût – dans la conception des motifs (mention spéciale à Conquer pour ses deux enfants se tenant mutuellement en joue).

Par contre, j'ai longtemps été réfractaire aux t-shirts de groupes, car je trouvais stupide le fait de payer pour faire de la pub sur mon opulente poitrine. Je revis néanmoins mon opinion devant le merchandising de Peter Bjorn And John au Garage londonien : les trois gaillards ont en effet eu l'idée de génie de remplacer le nom de leur groupe par "T-Shirt T-Shirt And T-Shirt", ce qui me fit tellement rire que je n'hésitais pas longtemps avant d'en acheter un, taille "S" pour homme (il n'y avait plus de girlies, et j'ai beau avoir essayé de le faire rétrécir, il faut croire que la qualité existe encore...). Peut-être auront-ils refait leur stock pour Les Ardentes...

Ça ne m'empêche pas de m'interroger sur le manque de créativité de la plupart des groupes quant à leurs produits dérivés : si certains font de réels efforts pour que le fan reparte avec un objet original, il s'agit généralement d'un imprimé bon marché du nom du groupe ou d'une pochette de disque, et ça me désole. Je ne m'attends certes pas à être en extase devant le stand de vente (ça me détournerait sans doute du concert), mais un peu d'inspiration serait la bienvenue. D'ailleurs, je trouve bien plus malin de faire circuler des messages subliminaux plutôt que la déclaration explicite "Je suis fan de...". J'ai beau avoir beaucoup d'admiration pour certains artistes, je me vois mal l'afficher avec autant d'impudeur.
Pas plus que je ne me vois porter des imprimés en strass et paillettes au nom de marques (qui, le plus souvent, sont d'odieuses contrefaçons).

Non, vraiment, ce que je préfère, c'est le motif original avec lequel je serai la seule à parader (c'est que je suis un peu snob, parfois). Et donner mon argent à des artisans qui font leur travail avec amour et savoir-faire, comme le jeune homme rencontré à son stand du marche de Spitalfields qui aimait visiblement son activité.

Si la sérigraphie n'était pas un loisir aussi encombrant, je m'y remettrais sans doute. En attendant d'avoir de la place, je peux toujours me mettre aux pochoirs...

Fond sonore : The Stranglers, "Savage Breast".

mardi 30 juin 2009

Les soldes sont ouvertes

3 Shoes
(spéciale dédicace à Miss Sunalee !)


Fond sonore : Cole Porter, "Love for sale".

lundi 29 juin 2009

Four days in London

Mercredi 24 juin – L'Eurostar sort du tunnel au son des Stranglers. L'hôtel est miteux, quelque part entre auberge de jeunesse et établissement pénitenciaire, mais étonnamment bon marché et – surtout – au cœur de Soho. Rendez-vous avec ma guide sous le soleil de Covent Garden. Shopping et coup de soleil (!).

Jeudi 25 juin – Il est cinq heures, Catherine s'éveille. Une douche froide et un thé sans goût plus tard, je me perds dans Londres... Soho, Bloomsbury, Holborn, City, Shoreditch, Spitalfields – à pied ! Showcase de Shonen Knife chez Pure Groove Records. Marché de Spitalfields et caesar salad avec miss Friday. Fin de soirée à Soho autour d'un verre de blanc à 4£. Je m'endors comme une masse.

Vendredi 26 juin – Bien dormi, mal aux pieds. Réveil tout doux dans la brume de St. James's Park. Westminster Bridge et Southbank sont noirs de touristes. Le vendeur du Evening Standard à l'entrée du métro de Piccadilly Circus m'apprend la mort de Michael Jackson. Soirée d'ouverture du Relentless Garage avec Thomas Dybdahl et Peter Bjorn And John suivie d'un Double Whopper with Cheese chez Burger King.

Samedi 27 juin – Un peu barbouillée par les quatre pintes de cidre ingurgitées la veille. Je passe mes dernières heures à Londres sur un banc de St. James's Park aux côtés de Dave, vieux Londonien original et débonnaire qui nourrit les oiseaux, un boa constrictor à son bras. It's time to leave... but I'll be back soon !


Shopping list :
250 grammes de thé
The Specials, "Singles"
Fink, "Sort of revolution"
deux boites de flapjacks
Hanif Kureishi, "Intimacy"
un t-shirt I love Sue Ellen
un sac His Master's Voice
Lucy Knisley, "French Milk"
Adrian Tomine, "Sleepwalk"
trois t-shirts sérigraphiés main
un t-shirt Peter Bjorn And John
Adrian Tomine, "Summer Blonde"
trois vinyles Pure Groove Records
des cartes postales kitsch à pleurer
Siouxsie And The Banshees, "The Thorn"
un coffret de six CD "80's – 123 original hits"
et... des capotes anglaises (c'était trop tentant !!!)



Fond sonore : The All Seeing I, "Pickled eggs & sherbet".

lundi 22 juin 2009

Do I look british enough ?

À la demande générale de dr FrankNfurter, voici une photo récente (vue et approuvée) de ma modeste personne, histoire d'être sûre que mon look s'accorde avec les standards anglais (pour changer du Standard de Liège...).

Conseil de lecture : Lewis Carroll, "Through the Looking-Glass".

jeudi 18 juin 2009

Casse-tête annuel

Je me prépare une fois de plus à faire des calculs épouvantables en vue de ma déclaration d'impôts, avec cinq fiches de paie émanant de cinq employeurs différents.
Et après, on s'étonne que certains préfèrent rester au chômage... (rhôôô, la vieille réac' !)

Comité de visionnage : "The Full Monty".

lundi 15 juin 2009

Se faire du bien #2

- gagner un blind-test
- le choc "Danse Macabre"
- quatre jours à Londres (coming soon !)
- une proposition de concert en solo
(alors que j'avais dit que je ne le ferai plus...)
- voir enfin "Suspiria" et "L'esprit de la ruche"
- terminer mon premier pull à manches courtes
- "Angeli bianchi... Angeli neri" de Piero Umiliani
- dénicher des
Marabout Flash inconnus au bataillon
-
Miss Sunalee qui me demande "C'est ça, tes varices ???"
- me laisser surprendre par le "Poney rose" d'Arielle Dombasle

- revoir "Tonnerre sous les Tropiques" à des fins professionnelles (si, si !)
- trouver la petite robe (trapèze !) que je cherchais depuis des semaines
- "
Where You Go I Go Too" de Lindstrøm, encore et toujours
- le choc de ce
clip contre le viol (âmes sensibles s'abstenir !)
- retrouver lentement mais sûrement le plaisir de lire
- Fink aux Ardentes (vite, vite, vite !!!)
- gagner un autre blind-test ?

Comme quoi, la vie reprend le dessus quand on s'y attend le moins - malgré une grosse déception, et quand bien même mes derniers chocs visuels me feraient passer pour une authentique psychopate (ceci expliquant peut-être cela)...


Comité de visionnage : mes chocs visuels, voyons !

samedi 13 juin 2009

London Calling

Il aura suffit que je le mentionne sur ce blog pour que les événements s'enchaînent comme par magie : un SMS d'une amie m'invitant à la rejoindre sur place a eu raison de ma peur du voyage en solo, et me voilà - enfin ! - à quelques jours de revoir Londres, ses marchés multicolores, ses petits déjeuners obscurs, son temps aussi pourri que la météo belge.
Il ne me reste plus qu'à trouver un bed & breakfast bon marché à proximité du centre, et c'est parti !

(si vous avez des bons plans, je suis preneuse...)


Fond sonore : Emily Loizeau & Andrew Bird, "London Town".